jeudi 2 septembre 2010

عين الاشياخ

عين الاشياخ الشهداء
1902-1962


                                                    Date de création d' Aïn Lechiekh: 1903         

                                                   Nom d'origine : non indiqué - peut être Telbanet

                                                   Nom   française: Voltaire

                                                   Nom à l'indépendance :Aïn Lecheikh                                         
 1902-1962, les soixante années de vie de Voltaire


L'histore d'Ain Lechiekh raconté par un pied noir algerien, natif de la ville C’est au début du siècle seulement, que l’armée et l’administration françaises décidèrent d’implanter un village de colons à AIN LECHIEKH et de le baptiser du nom de VOLTAIRE. L’Algérie était alors FRANÇAISE. L’Administration coloniale a acheté les terrains, d’une superficie de dix mille hectares environ, aux indigènes. Ces terrains ont été répartis en deux cents lots de cinquante hectares comprenant un terrain à bâtir et un jardin potager en terrasses, au nord du village. L’armée s’est chargée de mettre en place la voirie et les adductions d’eau par captage de sources naturelles. Les jardins étaient irrigués par des canaux déviant les eaux du TELBENET sur plus de cinq kilomètres. Il a alors été proposé à des candidats colons, inscrits sur des listes d’attente, d’acheter un lot moyennant une somme relativement faible par rapport à ce qui se pratiquait en métropole, par exemple, mais le candidat à l’achat n’était réellement propriétaire qu’après avoir vécu cinq années sur ses terres. Les colons arrivèrent, certains avec une grande expérience de la vie à la ferme, d’autres tentant leur chance dans ce métier tout à fait nouveau pour eux. Il y’avait des émigrés de l’Isère, les JACQUET, GUILLERMIER, JAUVION, TURC, PRA, CHARLES, GUIRAUD, des Alsaciens et des Lorrains qui avaient quitté leur région en 1870 et qui, depuis, ne s’étaient pas encore fixés, les PETER, HASHOLDER, GOETZ, BEYER, FOURNAISE, CHMER, MARTIN, HILD; des gens du Midi, les DUSSERRE, RENAUDIN, LEOTHAUD, LASSIME, PETIT, HONORAT, CARAGUEL,; des gens du Sud-ouest, les ROQUES, ENJALRAN, GARDON, FOURTON, MORLA, GASTON, SAINT-SERNIN, GALANTINI, BERNHARD, DALONNEAU, CAPDEVILLE, BLOUVAC, BRISAC; des gens du Jura, près de la Suisse, les DUNANT, des Corses, les DELLATANA, PEDATELLA, ROMANETTI; des Bretons, les GUERRIEC. Quelques uns arrivaient d’Espagne, les SERVERA, PONS, ALVAREZ, ARTERO, DE HARO, PRATZ et même d’Italie, les FACIOTTI. Tous s’entraideront les premières années pour construire leur maison et les dépendances sur les lots du village, d’autant mieux que certains étaient maçons ou charpentiers de métier. Par contre, tous ne réussiront par leur jardin potager et leur volailles qu’un opuscule, distribué par l’administration coloniale, les engageait à soigner particulièrement les premières années. Pour défricher les terres arables qui devaient porter récoltes de céréales, il a fallu acheter deux bœufs et quatre mulets aux marchés à bestiaux indigènes de KHEMIS-MILIANA qui se trouve à une trentaine de kilomètres qu’il fallait parcourir à cheval. Les palmiers nains et les cailloux de tuf couvraient le sol à ensemencer. Les palmiers nains étaient arrachés en si grand nombre, que dès les premières années, trois usines à crin ont vu le jour. Le crin était utilisé par les bourreliers pour confectionner principalement les colliers de mulets, mais il était aussi expédié vers ALGER. Les pierres de tuf servirent à bâtir les murs de soutènement des maisons. VOLTAIRE se situe à cent cinquante kilomètres d’ALGER environ, au Sud-ouest. Ce village est installé sur les coteaux de la plaine de CHELIEF, à égale distance de MILIANA, de MÉDEA et de BOUGHARI. Une route carrossable reliait VOLTAIRE à la route de MILIANA-MÉDEA mais seule une piste permettait d’accéder à BOGHARI. Cette piste était empruntée l’été par les nomades du SAHARA (GBAL’A) qui remontaient vers le nord avec leurs dromadaires chargés de sel gemme; ce sel était échangé à VOLTAIRE contre des céréales. Concassé, il permettait de saler les carcasses de cochons que l’on préparait dès le début décembre; les plus gros morceaux de sel étaient placés dans les mangeoires des bœufs, des vaches et des moutons. Le jardinage, les volailles, le cochon, le lait de la vache indigène…ont permis aux plus chanceux de tenir durant ces fameuses cinq années et de devenir propriétaire de leur lot. Beaucoup n’ont pas tenu les cinq ans et des lots ont été mis à la vente, le plus souvent aux enchères, et c’est ainsi que les plus argentés ont acquis cent, voire cent cinquante hectares supplémentaires. Cinq ans étaient passés et, déjà, on avait creusé des tombes pour les plus faibles et, surtout, pour les jeunes enfants. Le curé de LAVIGERIE (Djendel), petite ville située à huit kilomètres de VOLTAIRE, et le pasteur de MILIANA venaient régulièrement visiter leurs ouailles et l’office se tenait chez l’un ou l’autre. On arrive ainsi vers 1910 et alors les tracteurs font leur apparition. On peut labourer plus profondément; on peut défoncer grâce à un moteur fixe en bout de champ et une grosse charrue brabant tirée par un câble relié à un treuil. Dans les terres défoncées, on plante de la vigne et des oliviers. L’administration a construit une école, deux classes et deux logements, un bureau de poste, une mairie et a planté l’arbre de la liberté qui trône au milieu de la grande place du village, toute caillouteuse. Des fonctionnaires sont arrivés : les instituteurs, le couple MALTE, le postier, Mr. MONDE, sa femme et ses deux enfants, les facteurs qui sont des KABYLES : GALLOUZE, BOUDJEMILE. D’autres Kabyles, BOUSSAAD par exemple, sont venus tenir boutique d’épiceries et de tissus. L’école n’est pas mixte; il y’a une classe des filles et une classe de garçons. Si parmi les garçons on rencontre quelques indigènes, Kabyles et Arabes fils de notables, seules les filles Kabyles fréquentent la classe des filles. Tous les européens sont scolarisés et préparent le certificat d’études primaires. Il s’est installé un maréchal ferrant, Mr. MANDON, qui fait des merveilles pour affûter les socs de la charrue DOMBASLE et ferrer les chevaux. Quelques arabes entreprenants ont ouvert deux cafés maures, un souk, ou se sont improvisés marchand de légumes ou boucher : GUESSOM, BOUCHICHIA, BENYAGOUB, BOURGHA



05.07.2010 ain lechiakh






                                  إن لله عباداً ، يميتون الباطل بهجره ، ويحيون الحق بذكره ، رغبوا فرغبوا ..

                         ورهبوا فرهبوا ، خافوا فلا يأمنون ، أبصروا من اليقين ما لم يعاينوا فخلطوا بما لم يزايلوا ..

                                      أخلصهم الخوف ، فكانوا يهجرون ما ينقطع عنهم ، لما يبقى لهم ..

                                                      الحياة عليهم نعمة ، والموت لهم كرامة
 
                                                           ainlechiakh@yahoo.fr

2 commentaires:

  1. مدينة لها تاريخ عريق وهي تعاني من ابسط شروط الحياة

    لاغاز المدينة _لا مستشفى مجهز _باختصار البنى التحتية شبه معدومة وان وجدت فهي في حال يرثى لها


    اتشهد منها الكثير من الشهداء
    فاين حق الاعتبار؟

    RépondreSupprimer
  2. Le village ‘Voltaire’ a été créer sur une terre qui appartenait à la famille des ‘HAMDI’. Ces proprietaires étaient :
    . Hamdi el houssine ben hadj Benyoucef ben Lakehal ben Messaoud , décédé en 1901 et,
    . Hamdi Seddik ben hadj Benyoucef ben Lakehal ben Messaoud, décédé le 22 Fevrier 1911.
    Ces deux freres possedaient, en commun, une superficie de plus de 800 Hectares, laissés à leurs heritiers.
    De ces terres, le préfet d’Alger les a exproprié d’une superficie de plus de 36 hectares.
    Les lots de terres avaient pour noms ‘Lechiakh numero de lot 369 pour 33 Hectares’ , et au lieu dit ‘tektaka lot numero 646 pour 3 hectares’.
    Ces expropriations ont été officialises par acte administratif établi à Miliana le 25 mai 1907, et transcrit aux hypotheques de Blida le 17 juin 1907 Volume 1265 N° 89.
    Il a été établi entre : Le Prefet d'Alger et les heritiers Hamdi.
    PS : Parmi ces heritiers il y avait une dame Bendouha Sahla et une Harizi Bakhta.
    BL48.

    RépondreSupprimer